Le dernier gadget IA de Google ne fait qu’empirer les choses

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Google a annoncé mardi un autre outil de contenu d’IA. Lors de sa conférence des développeurs d’E/S, vraiment ? Nous ne sommes pas surpris.

L’annonce est venue du Shoreline Amphitheatre à Mountain View, en Californie. Gemini Omni rejoint la liste des fonctionnalités d’IA agentique telles que Gemini Spark et Universal Cart. Cela fait des graphiques. Ça fait des vidéos. Tout cela est basé sur des invites textuelles que vous tapez.

Cela ressemble à une bulle attendant d’éclater. Nous avons déjà trop de façons de simuler la réalité. Google a même lancé plus tôt son propre générateur d’images, Nano Banana 2. OpenAI, Shutterstock, Canva… ils disposent tous désormais de la génération de vidéos. Pourquoi avons-nous besoin de plus ?

Gemini Omni Flash est déjà disponible. Vous pouvez créer ou éditer des vidéos dans l’application Gemini ou sur YouTube Shorts dès maintenant. Les images et l’audio arriveront plus tard. À I/O, ils ont montré un clip de style argile sur la façon dont les protéines se forment. C’est peut-être utile pour enseigner les sciences à un enfant de cinq ans. Mais la plupart du temps, il ne s’agit que de carburant pour la machine. Une autre pelle pour les mines AI.

Les gens en ont marre

L’ambiance en ligne est aigre. Une récente enquête CNET montre que la plupart des Américains en ont assez du bruit synthétique qui obstrue leurs flux. Plus de la moitié (51 %) souhaitent de meilleures étiquettes pour le contenu d’IA. Environ 20 % souhaitent une interdiction totale des réseaux sociaux. Seulement 11 % trouvent ce genre de choses divertissantes.

Pourtant, l’IA continue de se manifester. 94 % des adultes déclarent voir chaque jour du contenu modifié ou faux. Seuls 44 % peuvent réellement distinguer ce qui est réel et ce qui est faux. L’écart entre la peur et la capacité à repérer les mensonges est énorme.

Google essaie de jouer sur les deux tableaux

Lors de l’I/O, Google a essayé de ressembler à un intendant responsable. Ils ont ajouté Content Credentials à l’application Gemini. Il permet de savoir si le contenu provient d’une caméra ou d’un code AI. Il repère également les modifications. Le détecteur SynthID est toujours là pour vérification.

Cela ressemble à une solution. Mais regardez de plus près.

Google veut construire la forge et vendre les thermomètres. C’est un paradoxe enveloppé dans une démo de développeur. D’une part, ils poussent Gemini Omni et Nano Banana à générer des médias infinis. De l’autre, ils promettent de vous aider à le retrouver. Cela semble performatif. L’entreprise essaie toujours d’intégrer l’IA dans chaque mise à jour, chaque outil, chaque crevasse du logiciel.

La vitrine des développeurs semble déconnectée. Les consommateurs hésitent. Nous faisons moins confiance à l’IA, même lorsqu’elle est utile dans de rares moments. Nous n’avons pas besoin d’un autre outil pour générer du contenu. Nous avons besoin de clarté sur la confidentialité des données. Nous ne nous soucions pas des fêtes de planification ou des lunettes intelligentes qui transforment les foules en dessins animés. Nous nous soucions de notre esprit.

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